Le son si particulier de la gaita

Les Gaiteros du Roi Léon
Il n'est pas de fête en Pays Basque, pas de rassemblement sans que ne résonne, à un moment ou à un autre, le son si particulier de la gaita navarraise. Cet instrument, dont l'aire géographique ne dépasse pas le cadre des provinces basques, y connaît un véritable engouement populaire.
La gaita appartient à une famille d'instruments que l'on retrouve tout autour de la Méditerranée. Ceci n'est pas contradictoire avec la position géographique du Pays Basque, sur la côte de l'Atlantique, si l'on sait que l'Ebre qui coule au Sud de la Navarre est un fleuve qui se jette dans la Méditerranée.
La Navarre est un berceau privilégié de la gaita. Elle s'y développa plus précisément dans les régions de Aoiz - Pampelune au centre de la Navarre et de Viana au sud, puis à Estella au XIXe siècle. Mais il en est d'autres dans la péninsule ibérique et en Europe occidentale. De cette même souche peuvent donc être signalées : les bombardes de Bretagne, la gralle catalane, la txanbela de Soule et toutes catégories de flûtes à anches doubles que l'on peut rencontrer dans les civilisations anciennes, en Afghanistan par exemple.
L'appellation de "dulzaina" n'est qu'un effet de la domination castillane, culturelle et linguistique, en Navarre. Preuve en est que le musicien qui appelait la gaita "dulzaina" se faisait appeler gaitero.
Une banda est composée de deux gaiteros et d'un atabalari. Ce dernier joue de l'atabal, tambour dont le son très sec se marie particulièrement bien avec le son aigu des gaitas.                

Une contribution extraite d'un mémoire sur la gaita de Kattalin HAIRA

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